Chronique

Maine in Havana sort un premier LP abouti

24 février 2020, OlivierS
chronique album maine in havana 2020

Quelques mois après les avoir découverts sur scène au Rockstore en première partie de Bror Gunnar Jansson, nous avions hâte de les retrouver sur disque. Et l’attente est à la hauteur de ce que nous avions vécu sur scène.

Formé en 2016, Maine in Havana se compose du chanteur et compositeur portoricain, Eduardo, accompagné de quatre musiciens montpelliérains de talent. Cette rencontre a fait émerger un groupe atypique qui nous emmène dans un monde à la fois sombre et joyeux entre Amériques et Méditerranée.

Disque entre les mains, partons à la découverte de ce disque dont le visuel est signé de l’artiste montpelliérain Cahuate Milk.

La première face nous entraine au fond d’un pub entre blues et musique indie aux accents de Nick Cave ou des Doors tout en passant par du rock garage un peu sale. Le décor est planté, cinématique. De l’alcool, une ambiance intimiste et cette voix grave et posée qui parle à notre cœur. Nous avions été fascinés par le présence d’Eduardo sur scène, elle se retrouve sur le disque. Cette face se conclut par un Early dawn de toute beauté qui nous parle de fin de nuit et de renouveau.

La deuxième face, tout en restant très cinématographique nous offre des rivages plus variés autant dans les tonalités que dans  l’énergie. Des morceaux plus audacieux, plus rythmés qui évoquent des influences très variées tantôt pop, tantôt punk. Le morceau Fun Fun Fun nous surprend par sa fausse légèreté tandis que The hunt se rapproche d’une transe chamanique parfois entrecoupée d’un cri déchirant (qui évoque un titre très ancien de Oneyed Jack). L’album se termine en fanfare par un We night birds pendant solaire du dernier titre de la face A.

Vous l’aurez compris, nous sommes emballés par ce premier disque de Maine in Havana que nous vous conseillons d’écouter au plus vite.

Vous pourrez les retrouver sur scène pour leur release party le 14 mars prochain !

 

« Maine in Havana » est disponible depuis le 5 février.

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