La Canaille en Release Party au Pan Piper (Paris, 75) 30.09

4 min de lecture

Le Pan Piper accueillait une nouvelle fois La Canaille, cette fois, pour la Release Party de son album 11/09/2017, sorti le 9 Juin dernier. Invité pour l’occasion, le Musicodrome revient sur ce concert d’anthologie qui a vu défiler de nombreux titres récents et plusieurs autres, plus anciens, mais neuf dans le mix, renouvelé à l’occasion du concert.

« Salut à toi Panam’ ! » et La Canaille part sur les chapeaux de roue avec l’impressionnant flow de Connecté. Les assonances en cascade sont plus percutantes encore en live et l’immersion se fait total d’entrée de jeu. 11 08 73 et l’hommage au(x) père(s) fondateur(s) ; la salle du Pan Piper est très plaisante dans sa disposition, un bar latéral, un son agréable réglé au millimètre.

Après Sale Boulot, c’est un retour aux sources : Parler aux inconnus. La Canaille n’est pas là pour décliner son dernier album, mais bien pour proposer un show rare et complet à la fosse de fans en montrant qu’un titre a des vies,et en aura tant que des interprètes s’y presseront. Monsieur Madame sera reprise en cœur dans un vibrant « La vraie vulgarité elle est bourgeoise ! ». Bizarrement, l’impression que cette chanson est immuable, et qu’elle sera encore légitimement crachée dans des décennies, vient nous titiller. Le choix du titre suivant sonne dans la continuité parfaite et semble avoir été écrite (encore une fois…) pour notre président. Encore un petit peu, rappel de la palette large de l’artiste, « dédicacée à tous nos anciens ».

Arrive alors l’un des multiples featurings de la soirée. JP Manova monte sur scène pour Du Bruit, qui a exactement cet effet dans la salle. Rôde avec l’équipe, puis arrive Billie Brelok pour une performance remarquée, en français ou en espagnol, sur un riddim des 90ies. Kohndo quitte le fond de la fosse et vient compléter la liste des invités sur scène. La Canaille reprend le fil avec Je procratine et un Ni dieu ni maître entièrement revisité. « Refugees ; Welcome » ; « Tourists ; Go home ! » ; « Patriots ; FUCK OFF » : le ton était donné. C’est La sueur des ombres qui annonce progressivement la fin du live, les mouvements du public redoublent d’intensité, ça ne peut pas finir si tôt. République est maîtrisée par une partie du public et l’énergie donnée sur scène atteint des sommets, il n’y plus qu’un élément public, militant, investi, passionné, qui oscille en scandant « Répu répu répu, répugnante république ! »

« La Canaille c’était un chant révolutionnaire pendant la commune. C’était le vil peuple, c’était vous, c’était nous. A cette insulte bourgeoise, je viens rendre ses lettres de noblesse » ; Comme une évidence, Redéfinition : « C’est la Canaille et bien j’en suis ! » clamée à l’unisson par la foule, signe la fin du concert en apothéose.

La Canaille reviendra face à l’insistance, sur un magique Je te salue ma rue avant de terminer le concert comme elle avait terminé l’album, sur une Accalmie.

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