Chronique

The Asteroids Galaxy Tour « Out Of Frequency » (2012)

21 août 2012, Aiollywood
chronique the asteroids galaxy tour out of frequency 2012

Après l’Allemagne (Dirty Honkers), l’Australie (The Death Set), Le Musicodrome reste dans les cd’s internationaux (c’est tellement rare !) avec cette fois-ci un petit tour vers le Danemark pour vous parler des Asteroids Galaxy Tour. Leur second opus, « Out Of Frequency », est sorti il y a quelques mois déjà (fin Janvier 2012) et nous attendions que les choses soient un peu plus calmes pour enfin y venir. Même si nous sommes toujours autant sur les rotules à voyager à droite à gauche, peu importe, Le Musicodrome s’est pris une claque… et a envie de la partager.   

The Asteroids Galaxy Tour. Une appellation atypique pour un groupe qui est aussi décalé que son nom. La découverte a été tardive, je le conçois, même si, en réalité, vous connaissez tous. Si si. Depuis 2008 en tous cas. Car si je vous fais écouter un de leur hit, Around The Bend, figurant sur leur premier album (« Fruit », 2009), j’imagine déjà vos têtes…

Mais oui ! Bien sûr que je connais. Ah bon, c’est d’eux ? Comme quoi… Bon, maintenant que nous savons qui se cachait derrière la fameuse pub’ de l’iPod Touch d’Apple, rentrons dans le vif du sujet. Les habitués du Musicodrome ne s’y tromperont pas : le moins que l’on puisse dire, c’est que nous ne sommes pas de grands férus de pop. Jusque là, tout va bien. Mais en laissant de côté tous les a priori au possible, on a quand même jeté une oreille au petit dernier des danois car, fin 2011, le premier single est sorti. D’ailleurs, à l’époque, nous avions parlé : rappelez-vous, un certain Heart Attack.

Si vous souhaitez une séquence de rattrapage, remémorez-vous le clip.

Galactique, d’une autre époque, édulcoré, so kitsch (ressortons les boules à facettes !), les qualificatifs ne manquent pas. Claviers à foison, cocktail explosif, le rock rencontre des pincées dance à travers une mélodie plus qu’efficace. C’est finalement assez simple musicalement mais terriblement remplie de pulse. Plus loin, Cloak and Dagger va démontrer à lui seul toutes les capacités du groupe à pondre des hits sur-vitaminés : démarrage en fanfare avec une mise en ébullition assurée par les cuivres, voix tonitruante de Mette Lindbergh qui a décidé de n’en faire qu’à sa tête, rock psyché en guise de fond, ça bouillonne de toute part. Si ce côté un peu trop saturé dénote avec les débuts du groupe, n’allez pas croire que les Asteroids sont tombés dans la facilité.

Quoi que l’on dise, des hits se détachentde l’album : la première claque vient d’ailleurs de Dollars in the Night. Moins de deux minutes au compteur mais une entrée fracassante : presque rappée, Mette Lindberg serait limite insolente. Mais le rythme tapageur d’une telle ouverture a le don de vous rendre presque barjo. Beat implacable, influence soul, on comprend vite que l’album sera placé sous le signe festif.

Et festif rime avec kitsch. Car c’est aussi ça, la marque de fabrique du groupe. Au-delà des mélanges les plus improbables, l’univers musical des Asteroids s’enracine dans des envolées pour le moins rétro : deux séquences très cuivrées mais aussi très psyché avec les Gold Rush Pt.1 et Gold Rush Pt.2 qui donnent un sérieux penchant 70’s au combo. En reprenant ces ingrédients, Major peut se doter d’une parure à la fois rétro… et futuriste. Avec une mélodie teintée qui fait encore mouche, les Asteroids surfent sur les ondes positives.

Là où un Out of Frequency décide de ré-endosser cette fameuse pop-sucrée si caractéristique du groupe, la force des synthés ne tarde pas à ressortir sur des tracks comme Mafia. C’est groovy à foison, toujours entre deux vagues soul/rock (entrée remarquée de la flûte traversière !) mais la nouvelle ballade tantôt énervée tantôt bien calme est du plus bel effet. D’ailleurs, le groupe se délecte de ces passages bien plus mélancoliques qu’à l’accoutumée : c’est sombre et tortueux sur Theme From 45 Eugenia, simple mais accrocheur sur Gost in my Head (admirez la montée en puissance du saxo) et terriblement nostalgique sur Suburban Space Invader. Déjanté, décalé, putain de boostant et si groovy que l’on se croirait retombé en enfance… Bien plus proche de ce que faisaient finalement les Asteroids dans leur premier album.

Malheureusement, pas grand chose à dire sur les deux titres de clôture de la galette : Fantasy Friend Forever tente de préserver ces bons atouts explosifs mais paraît un peu réchauffé tandis que When It Comes To Us n’apporte rien de nouveau à l’album.

Ce « Out Of Frequency » est un bon cru, c’est indéniable. Même si l’on peut concevoir que, par rapport au premier opus, il semblerait que The Asteroids Galaxy Tour aient choisi davantage l’intensité que la richesse musicale. Moins précis, un peu moins déluré aussi, la surprise de l’alchimie décapante de « Fruit » paraît bien plus effacée que sur ce second essai. Gros point positif à noter : l’esprit so kitsch toujours aussi présent qui fait tout le charme du groupe. Après, nul doute que cette recette survitaminée fasse des ravages en live. A tester donc.

FICHE TECHNIQUE

Tracklist
1) Gold rush pt.1
2) Dollars in the night
3) Gold rush pt.2
4) Major
5) Heart attack
6) Out of frequency
7) Cloak and dagger
8) Arrival of the empress (prelude)
9) Theme from 45 eugenia
10) Mafia
11) Gost in my head
12) Suburban space invader
13) Fantasy friend forever
14) When it comes to us

Durée : 47 minutes
Album : 2e
Sortie : 31 Janvier 2012
Label : BMG Rights Release
Genres : Pop / Alternatif

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