This Is Not A Love Song Festival – Jour 2 (Nîmes, 30) 06.06

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A peine le temps de récupérer et de se rafraîchir, voilà que le deuxième soir du TINALS repart tambours battants ! Après une première soirée assez inégale côté intensité, il est attendu de ce samedi soir une toute autre énergie. Voyons voir ce que la programmation nous réserve pour la fin de ce « Beau Week-end ».

Le démarrage en extérieur démarre du côté de la scène Mosquito avec un groupe irlandais, Girl in the Year Above. Il y a d’emblée une belle énergie qui se dégage du groupe : en mode folk/rock, le groupe nous ouvre son répertoire pour une sacrée belle virée. A la différence de la veille, je décide d’y stationner un petit moment histoire de profiter d’une bonne partie du set. Dès l’ouverture, voilà une belle découverte à garder en tête !

Changement de scène mais même étendard : la suite est également sous pavillon irlandais avec Newdad. Ici, les décibels sont un peu plus forts, c’est aussi un peu plus rugueux et on sent bien que la température est en train de monter dans tous les sens du terme !

Avant de passer à la suite, petit passage aux stands alimentaires : il faut noter l’effort de l’organisation cette année qui a travaillé justement cet aspect. Plus de choix, CB acceptée partout, un peu d’attente forcément mais plus de longues queues interminables comme l’année dernière, c’est un bon point d’amélioré ! La bête nourrie, direction le Mosquito pour retrouver Bleech 9:3. Décidément, je suis guidé par le trèfle ce soir ! Le groupe, originaire de Dublin, n’est pas venu faire du tourisme chez les crocodiles : c’est rageux, c’est rock/noisy, c’est une des très belles baffes de la soirée ! On en redemande !

Un demi tour plus tard, voilà que Jehnny Beth prend le flambeau : déjà croisé aux côtés des excellents Savages, c’est une nouvelle fois de bonnes sensations ! Elle m’avait frappée par conviction, à l’époque, avec Savages et c’est toujours fascinant. Un pur régal !

Comme l’Irlande a plutôt la côte ce soir, autant jouer le jeu jusqu’au bout ! C’est donc tout naturellement que la direction de la scène Mosquito est prise pour assister au concert de Cardinals. Dans un registre rock/folk, le concert presque intimiste de Cardinals reste intéressant : c’est poignant et sincère, franchement ça a bien fonctionné !

Un passage obligé s’impose à Flamingo pour voir Fat Dog : sans surprise, c’est une véritable torgnole que tu te prends en pleine face ! Complètement survolté, Fat Dog c’est le remède en cas de fatigue passagère ! Tu prends deux ou trois morceaux à la suite et ça repart. Radical !

Histoire de rester bien chaud, cap sur la Grande Salle pour continuer sur quelque chose de survitaminé, à savoir Knives. Vu plusieurs fois, Knives c’est un peu comme Fat Dog : toujours survolté, Knives a envoyé du lourd, du très lourd, c’est affûté, c’est bordelo et protestataire, bref, ça fait du bien !

La fatigue, présente avant le festival, finit par envoyer des signaux : partir ou rester pour le dernier groupe ? Chalk balance des premières notes au loin et la voix de la (dé)raison se fait plus forte. Ça sonne gros, ça sonne gras, après tout, c’était encore des irlandais qui prenaient les commandes. Et bien, zéro regret ! A la fois intense et rageux, c’était indéniablement un des concerts à ne pas rater en ce samedi soir. Jusqu’à la dernière compo, impossible de partir, c’est bruyant et ça percute !

La fin de ce deuxième round du « Beau Week-end » peut sonner, cette édition reste un joli succès ! Retour tout doux vers la maison, sans musique, mais avec encore des décibels plein la tête. A l’année prochaine !

Crédits photos : Photolive30

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