The Chats « Get fucked » / Dune Rats « Real rare whale » (2022)

7 min de lecture
chronique the chats get fucket 2022

Les puristes auront remarqué un ralentissement côté chroniques entre nos murs… Mais n’allez pas croire que notre soif de découvertes est rassasiée. Bien au contraire ! Dans la chaleur de l’été, nous sommes tombés sur deux pépites australiennes, sales, énervées, qui ne demandent qu’à se laisser approcher. Attention, les griffes sont de sortie… surtout quand des chats et des rats traînent dans les parages !

The Chats « Get fucked » (19 août 2022) – chez Bargain Bin / PUNK

Découvert en 2020 avec une pochette d’album d’une sobriété étonnante, The Chats est revenu cet été avec un deuxième album que l’on attendait pas… et qui tout simplement mal. Ce trio australien, où les membres ont tout juste dépassés la vingtaine d’années, n’en finit plus de faire parler de lui. The Chats, fondé en 2016, nous avait fait attendre près de 4 ans avant de pouvoir enfin profiter des compos sur galette… Car ce n’était pas le seul ahurissant Smoko qui pouvait rassasier notre faim ! Après plusieurs tournées ravageuses dans tous les sens du terme, les petits préférés d’Iggy Pop (pour ne citer que lui) viennent de franchir un palier : le premier essai, « High risk behaviour », a eu beau nous faire redescendre en pression pendant un temps, il n’empêche que son côté brut de décoffrage cassait un peu le confort d’écoute. Deux ans plus tard, sous un soleil de plomb, The Chats est donc revenu avec un opus à son image, « Get fucked ». Avec un punk de fond de bar, imbibé de bières et de sueur, The Chats dévoile un deuxième album ‘signature’. 14 titres, 27 minutes, un condensé de punk en barre qui n’est pas là pour faire dans le détail, avec des tracks mieux enregistrés que dans le précédent. Ça déboule toute guitare dehors sur le titre d’ouverture, 6L GTR ; cela devient martelant sur Panic Attack (elle est proche, c’est certain !) ; c’est aussi poilant sur Emperor of the beach. On est obligé de souligner l’effort sur The price of smokes, qui frôle les 4 minutes, et qui devient le track le plus long de toute la discographie du groupe. Dans tous les cas, The Chats s’amusent des genres, épiçant la sauce punk/rock de Getting better, ou affutant ses crocs sur le jouissif Struck by lightning ! « Get fucked » s’écoute sans modération, surtout après une sale journée… ou pour s’assurer de bien la démarrer !

Dune Rats « Real rare whale » (29 juillet 2022) chez Dine Alone / PUNK-ROCK & POST-PUNK

Dune Rats. Rebelote, direction l’Australie. Et n’allez pas y voir une quelconque coïncidence malgré un univers musical proche sur le papier… Pourtant, il faut être honnête, nous ne sommes pas tout à fait sur le même registre : là où les chats se révèlent être bien plus vifs que les rats, ces derniers n’en restent pas pour moins aussi foufous. En juillet dernier, ils sont venus présenter leur quatrième album, « Real rare whale ». On peut d’ailleurs constater qu’ils ont trouvé leur rythme de croisière avec un album dévoilé tous les 3 ans environ. Niveau intensité, nous sommes ici sur des influences similaires mais sur des sonorités plus lissées par rapport à The Chats, c’est évident. Toutefois, c’est plutôt à un autre groupe australien que le morceau introductif fait cruellement penser : LTD aurait pu être proposé par The Death Set, sur son « Michel Poiccard » notamment. A la première écoute nous n’y aurions vu que du feu… Le chant, le rythme, ce punk survitaminé boosté par la batterie, tout y est. Ce ressenti se poursuit encore un sur les morceaux suivants, comme sur Dumb TV ou Pamela Aniston, où les longueurs chantées sur le refrain accentuent la ressemblance. Un punk/rock qui tutoie le post-punk, une intensité concentrée en une poignée de minutes et le tour est joué… Finalement, au fur et à mesure des 7 autres pistes du disque, c’est bien les Dune Rats qui reprennent le contrôle de leur drôle de machine. Elle reste toujours aussi accessible, elle mêle des penchants plus acoustiques (Up), ravivant également des penchants un peu ado (Skate or don’t, If this is the end) mais il y a toujours cette envie d’en découdre à coup de pogos rock bien placés (What a memorable night, Space cadet). Sans se prendre au sérieux et avec une banane qui illumine leurs visages, les Dune Rats restent fidèles à eux-mêmes. Un album à écouter quand on a envie de se prendre une petite pause au milieu d’une journée beaucoup trop remplie…

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