« In Dub We Trust » : le Cabaret Sauvage fait trembler Paris ! 09.07.16

5 min de lecture
Crédits photos : Photolive30 (Festival de la Meuh Folle 2014 / Panda Dub)

PAF ! Le tee-shirt est trempé, les jambes sont vidées de toute énergie, le sourire reste figé : il est plus de 23h au Cabaret Sauvage et Panda Dub vient d’être acclamé une dernière fois par la foule. Après trois heures à danser, sauter, faire des flexions extensions et autres pas chassés, on ressort avec cette sensation plurielle, entre extase musicale, performance sportive et soirée estivale amicale, qui définit presque le Cabaret Sauvage, une nouvelle fois garant de cette harmonie heureuse.

Après Max Romeo en mai, nous étions de retour sous le chapiteau rouge du Cabaret parisien et sa terrasse en herbe (une fois encore autant synthétique que médicinale). Et le plaisir fut égal : une sécurité toujours aussi souriante, un public aussi nombreux que respectueux, une qualité de son appréciable et cette grande terrasse extérieure pour profiter de la nuit (mi-)étoilée. Malgré l’annulation de Bunny Wailer et le remplacement de U-Roy par le Professor Harrison Stafford (on ne perd pas vraiment en qualité), le Black Summer Festival faisait donc honneur une fois de plus à la scène reggae/dub, influence marquante de son excellente programmation.

Les skankeurs étaient donc déjà très nombreux à attendre les premières basses de Kanka première affiche de la soirée. Sobre, sans interaction particulière avec le public, l’artiste français envoie ses sons très proprement et pousse aux premières envolées acrobatiques. Parfois presque hypnotique, Kanka laisse les lourdes basses dicter la mélodie qui dessine nos voyages imaginaires. Les jambes suivent toujours le rythme entraînant de son dub stepper, lorsque la grosse caisse de la batterie est jouée sur tous les temps. L’esprit est désormais parfaitement libéré et le corps échauffé pour accueillir le Panda.

Crédits Photos : Page Facebook « Cabaret Sauvage »

La gorge fraîchement houblonnée, nous repartons au combat, les fourches à la main ! Car devant le parlement, se dresse une horde de jeunes révolutionnaires prêts à tout faire exploser. Panda Dub sort de son costume animal et enfile celui de chef transcendant. D’entrée, l’artiste envoie son dub fait de mélodies électros enivrantes et de rythmiques plus lourdes. Sa gestuelle entraînante et sa relation chaleureuse avec le public font grimper le mercure du Cabaret : les pogos et slams attestent de l’euphorie ambiante. Le Panda propose un set assez orienté électro avec de longs drops qui font exploser le parterre. Le Musicodrome était déjà présent au Trianon en avril dernier et a donc pu constater ce samedi dernier toute la variété du dub maker qui proposait un set tout à fait différent. L’ambiance restait elle toujours aussi bouillante. Grand défenseur de la musique “libre” et de l’autoproduction (“Antilogy”, 2011), le Panda diffusait ses ondes libertaires dans les esprits déjà convaincus du Cabaret, sauvage évidemment. Finissant sur une note encore plus énergique (on se demande comment c’était possible), Panda Dub a fait trembler tout Paris. Sur la terrasse, les visages ravis, les corps fatigués et les bières engloutis témoignaient de l’intensité de la performance !

Contraints de quitter le Cabaret, nous n’avons malheureusement pas pu assister aux performances de General Levy, Reid Hope King & Soopa Highration lors de l’Aftershow qui s’annonçaient dans la lignée de Kanka et Panda.

Bravo à Here I Come et X-Ray Production, au Cabaret Sauvage et au Black Summer Festival pour cette magnifique soirée qui fait honneur à la scène dub française et à l’énergie folle du public dub. “In Dub We Trust !”

Clem

Se réveiller tranquillement dans cette Concrete Jungle. Rouler à vélo en se disant que Demain c'est Loin. Prendre l'apéro à Chambacu et entendre gratter un peu de Guitare sud-américaine. Taper du pied sur Caldera. S'endormir à la belle étoile, laissant résonner le Groundation Chant. [Bob Marley | IAM | Aurita Castillo | La Rue Ketanou | Recondite | Groundation]

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Article précédent

Un « Summer » Local Heroes (#6) pour clôturer la saison de Paloma (Nîmes, 30) 30.06

Article suivant

Festival Lives au Pont, Jour 1 (Pont-du-Gard, 30) 07.07

Dernières publications