La République de Kadebostany débarque à Victoire 2 (Montpellier, 34) 21.03

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C’est avec beaucoup de curiosité que nous nous dirigeons ce soir du côté de Victoire 2 pour venir découvrir la fameuse république de Kadebostany, le projet un peu fou du producteur suisse Guillaume Bozonnet.

L’ambiance est enfin printanière du côté de Saint Jean de Védas ce qui ne fait pas de mal après ces semaines de flotte.

C’est le projet Pilote, de Christelle Armenio, que nous découvrons en première partie. Seule sur scène, l’artiste multi-intrumentaliste propose une pop aérienne qui navigue entre rétro et modernité avec une ligne artistique pas toujours simple à suivre. Nous n’avons pas vraiment réussi à entrer dans son univers malgré quelques moments plus accrocheurs.

Mais l’attraction ce soir, c’est la montée sur scène de la drôle de République de Kadebostany. Une attente que le gouvernement de ce pays imaginaire sait créer, nous laissant de très longues minutes avec des boucles électros dont l’intensité monte tout doucement…

Il y a un titre de Kadebostany que vous avez forcément déjà entendu. Il s’agit du brillantissime Castle in the Snow remixé par The Avener. Le titre culmine à plus de 40 millions de vues sur youtube, c’est pour dire !

Mais, bon. Ceci a déjà plus de 10 ans et il faut bien reconnaître que cette République a de quoi largement nous séduire.

Le plateau est parsemé de bougies (électriques), ce qui donne une aura un peu gothique à la scène de Victoire 2. Ayant visionné le Frankenstein de Guillermo del Toro la veille, on se croirait transporté dans l’univers du réalisateur. La lumière est très faible et les musiciens s’installent dans un format musique de chambre. Vêtus des habits traditionnels de la République de Kadesbostany, l’une d’entre eux s’avance face à nous avec un panneau introduisant le premier acte de l’histoire que nous nous apprêtons à découvrir : WHAT WE DO IN THE SHADOWS.

Le violon introduit The National Anthem of Kadebostany, hymne de la République du même nom. Cuivres et machines accompagnent ce thème qui nous plonge dans les racines de ce pays imaginaire. Les voix viennent ensuite s’ajouter à une musique entre clubbing et musiques traditionnelles. Et quelles voix ! Incarnées par la brune Vambra et la blonde Gabriella Laberge, nous assistons toute la soirée à un hallucinant ping-pong vocal de très haut niveau.

Nous retrouvons également Jérémy Bénichou à la guitare, Zacharie Ksyk à la trompette et Ross Butcher au trombone. L’ensemble crée un environnement musical prenant et puissant que le DJ Kadebostany accompagne avec finesse.

Les morceaux sont à la fois très pop et adaptés au dancefloor, à l’image de Save Me ou Early Morning Dreams qui enflamment la salle.

Il est alors temps d’enchainer sur la deuxième partie THE HUNT qui va poursuivre la montée en puissance de la soirée. La guitare folk se mélange à merveille à cet univers coloré. Entre The Ousider (issu de leur dernier album au titre éponyme), ou des titres comme Walk a Mile ou Elephant in the Room, on se sent grisés par la musicalité des morceaux et la joie communicative de ce groupe vraiment atypique. Nous avons même droit à la reprise de Crazy in Love de Beyoncé.

Nous enchainons sur la dernière partie du show avec THE FEAST qui voit arriver l’incontournable Castle in the Snow mais également Take Me to the Moon.

La fin du concert est tout aussi joyeuse et animée avec toute la troupe qui descend jouer au milieu d’un public déchainé sous le regard protecteur du Président de Kadebostany.

Le concert touche à sa fin et nous avons le sentiment d’avoir vécu un moment unique avec un groupe doué et ultra généreux qui nous a bien réchauffé le cœur en cette période toujours aussi déprimante.

Il est étonnant que ce groupe n’ait pas permis un remplissage total de la salle de Victoire 2, la notoriété et la qualité étant largement au rendez-vous. De notre côté, nous avons apprécié la qualité du show et l’univers dans lequel nous a transportés cette drôle de République de Kadebostany.

Crédits photos : Olivier Scher

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