Interview

Love, soul et good vibes avec Otis Stacks

3 avril 2017, Yoncebe

Le duo américano-danois Otis Stacks est en ce moment en tournée dans toute la France, nous avons eu l’honneur d’échanger quelques mots avec eux. 

Pouvez-vous vous présenter ?

Elias : Je m’appelle Elias Wallace, aka Otis.

Michael : Salut, moi c’est Michael Munch aka Just Mike.

Comment décrieriez-vous votre musique ?

Elias : Notre musique est une combinaison de soul un peu de hip hop mais c’est assez ventilé donc des sons très vieux mais transformés d’une nouvelle manière.

Michael est celui qui crée tous les sons c’est le producteur et celui qui imagine les sons, donc c’est la meilleure personne à qui on pourrait poser cette question.

Michael : C’est un analogue de sons universels tous inspirés par les influences qui font les personnes que nous sommes aujourd’hui, de vieux instruments. En gros c’est ça, des sons au rythme modéré, des vibes feel good…

Comment vous-êtes vous rencontrés ?

Elias : Nous nous sommes rencontrés par le biais d’un autre groupe, Dafuniks. J’ai fais une chanson avec eux et je suis ensuite allé à Copenhague pour un show. Ça s’est super bien déroulé on s’est bien entendu et on a décidé de faire quelques dates de plus. Notre musique est ensuite devenue de plus en plus populaire en France donc on a fait plusieurs concerts en France.

Ensuite on a décidé de faire quelque chose de nouveau et on a créé Otis Stacks.

Comment écrivez-vous votre musique ?

Michael : J’aime essayé de nouveaux truc et ne pas faire tout le temps la même chose. Mais en général je veux juste m’amuser, faire ce que j’aime et je n’ai pas vraiment de plan quand je vais au studio et je ne me dis pas : « aujourd’hui je vais faire tel son pour tel morceau ».

Elias : Pour moi qui écris beaucoup de paroles, pas toutes parce que nous faisons beaucoup de choses ensemble mais je me soucie énormément des paroles. J’ai toujours un message à transmettre dans ce que je fais. Pour ce premier set de chansons pour Otis Stacks, j’ai écrit les paroles alors que je vivais une période difficile de mon mariage, ma femme était malade et je sentais qu’on s’éloignait petit à petit. C’est ce sentiment que tu éprouves quand tu essayes d’atteindre quelqu’un mais cette personne tombe et tu ne peux pas la retenir. C’est comme ça que j’ai écrit certaine chanson. En revanche je ne veux pas seulement écrire des choses désespérées parce que je crois en l’espoir.

D’où vous vient l’inspiration ?

Michael : Pour écrire The game, c’est après avoir entendu le son de Frank Ocean « Lost » que j’ai été inspiré.

Elias : Pour l’écriture de nos chansons je ne pense pas que l’on soit révolutionnaires mais je pense que l’on prend beaucoup de risques. Nous ne faisons pas de chansons que tout le monde fait et on ne fait de la musique soul qui sonne comme de la musique soul. On fait de la musique avec notre âme et ça sort de cette manière. Et je pense que le truc avec Frank Ocean,qui est selon moi un véritable génie, il n’a peur de rien et il n’est pas effrayé d’essayer des choses dont les gens penseraient que c’est terrible; mais c’est ce que tu es censé faire ! Tu es censé essayer des choses. C’est justement ce que nous essayons de faire à notre (petite) manière, notre propre style. Est-ce que ça a du sens pour toi Michael ?

Michael : Ouais ! Et ce musicien (Frank Ocean), je parle pour moi, mais lorsque j’entends un de ses sons à la radio le premier truc qui me vient à l’esprit c’est: « je veux faire un truc comme ça, mais de ma propre façon ».

« Otis Stacks Ft. Gift Of Gab – Fashion Drunk »

Votre chanson préférée ?

Elias : Je n’ai pas de chanson préférée j’ai juste des périodes genre il y a 3 mois j’écoutais Anderson Paak, tout ce qu’il faisait. Je suis de L.A donc j’adore le hip-hop vibrant, wavy et californien. C’est très différent d’Otis Stacks mais c’est ce que j’écoute.

Michael : Je n’ai jamais eu de chanson préférée mais souvent des albums que j’écoutais en entier en boucle.

Elias : Il y a plein de manière d’approcher la musique.

Quel accueil le public français vous a-t-il réservé ?

Elias : Je pense que les gens nous voient débarquer, tout le monde ne nous connais pas. Certaines personnes écoutent notre musique et l’aime, et je pense que notre sincérité et notre authenticité nous aident. Quand je suis sur scène et que je partage ma musique quand je chante, je donne de moi, je donne mon âme et mon cœur. Si tu n’aime pas ma musique c’est que n’aime pas mon âme et mon cœur et c’est comme ça. Mais je ne fais pas les choses à moitié, je donne tout ce que j’ai, toujours. Je pense que c’est ce que nous essayons de faire avec notre musique.

Michael : En fait on ne vit pas en France donc au début on ne savait pas du tout à quoi s’attendre, mais on a été agréablement surpris !

Elias : Le public français nous a toujours accueilli positivement. Il est incroyable parce qu’on sent qu’il y a une tradition de jazz,soul et hip-hop en France. Et quand ils entendent quelque chose qu’ils aiment ils sont là: « ouais, j’aime ça ! ». Dans certains autres pays, les gens veulent d’abord savoir si les autres aiment la musique avant de décider s’il l’aiment vraiment.

Des projets en vue ?

Elias : Nous avons une date au Nouveau Casino à Paris le 30 mars, c’est une date très importante pour nous. On a aussi un single qui arrive en mai et l’album qui sortira en octobre si tout se passe bien.

Je voulais juste ajouté que j’adore le public français, tous les gens qui nous écoutent, nous vous donnons nos coeurs à chaque fois que nous jouons.

Un énorme merci à Elias et Michael pour leur temps et leur disponibilité ainsi qu’à Tom, Maxime et Cartel Concert.

Crédits photos : Boby 

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