Le hip hop endeuillé avec la mort d’Adam Yauch des Beastie Boys

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C’est un coup de massue dont on se serait bien passé pour ce nouveau week-end à rallonge : Adam Yauch, un des fondateurs du célèbre groupe US des Beastie Boys, est décédé hier. RIP !

MCA, pour son nom de scène, ou plutôt Adam Yauch, avait eu cette ingénieuse idée avec Mike Diamond et Adam Horowitz de fonder en 1979 les Beastie Boys. Ils ont réussi à batir une réputation hors pair pour un trio qui est devenu un des éléments majeurs du hip hop mondial. Ceux qui ont vendu plus de 40 millions d’albums dans le monde ne sont plus à présenter : l’histoire s’était copieusement emballée dès les années 80 avec les succès de « Licenced To III » et « Paul’s Boutique ». Rappelez-vous, 1986, le tube « (You Gotta) Fight For Your Right (To Party !) » ! Avec un tel carton, cet album sera le skeud le plus vendu de la décennie. D’ailleurs, cela ne vous aurez pas échappé que le groupe, on ne cesse de le rappeler, avait débuté par des influences bien plus que punk que hip hop à l’époque… Rageur et festif, on sera tous d’accord pour dire qu’il vaut mieux se remémorer les brûlots du groupe en guise d’hommage. Alors, branchez votre sonotone, et retour sur le succès d’Adam Yauch et des Beastie Boys en musique…

A titre personnel, impossible de ne pas citer l’énorme « Ill Communication » découvert plus tardivement. Pas très original dans le choix du morceau puisque c’est de loin le plus gros tube des Beastie Boys, mais tellement bon qu’on se refait une petite session de « Sabotage ».

Enfin, car c’est aussi un des albums qui a du le plus me marquer durant ma jeunesse, mention spéciale à l’album « Hello Nasty », sorti en 1998. La célèbre boite de sardines est un condensé de hits, et on ne peut que partager encore une fois le très électronique « Intergalactic » (même si mon plus gros faible sera « The Move » sur l’album…).

En retenant le bonhomme sur scène, on n’oubliera pas aussi Adam Yauch en tant qu’homme. Adam Yauch était engagé sur tous les fronts : passionné de cinéma, il avait monté l’Oscilloscope Laboratories, une société de production cinématographique ; bouddhiste pratiquant, il s’était aussi fortement impliqué dans le mouvement d’indépendance du Tibet auquel il a organisé des concerts en guise de soutien.

Le rappeur, cinéaste et militant s’est donc éteint hier à New York, à l’âge de 47 ans. Une maladie malheureusement connue puisqu’on peut se souvenir qu’en 2009, les Beastie Boys avaient annulé leur tournée mondiale en raison du cancer dont souffrait Adam Yauch. Repoussant en même temps de 2 ans la sortie de « Hot Sauce Committee Part Two », leur dernier album a toutefois reçu la plus haute récompense musicale aux Etats-Unis (même trois Grammys).

Si officiellement la cause du décès d’Adam Yauch n’a pas été dévoilée, le magazine Rolling Stone a précisé que ce dernier souffrait d’une tumeur des glandes salivaires, l’origine de tous ces maux depuis près de 3 ans.

Les réactions, nombreuses sur le web, se succèdent. Il serait inutile d’en dresser le contenu mais on appréciera celle de Mathieu Kassovitz, sur son twitter : « le hip hop vient de mourir. Repose en paix Adam ».

C’est le mot de la fin.

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