Interview

Derinëgolem ou l’art de la transe

11 janvier 2019, OlivierS
Derinëgolem - BAZR 2018 - O. Scher

Le festival BAZR, à Sète, était l’occasion de vous faire découvrir des groupes qui nous intriguaient, à commencer par le duo Derinëgolem…

Derinëgolem, mais encore ?

Derinëgolem : Derinëgolem (qu’on prononce Derin-œ-golem), signifie littéralement (en albanais) « jusqu’à Golem ».  C’est un duo formé de Megi au chant/violon et de Lambert à la batterie.

Golem, au bord de l’Adriatique ?

Derinëgolem : C’est exactement ça. Le projet est né il y a 4 ans suite à des vacances passées dans ma famille à Golem, en Albanie pour un mariage. Nous faisions à l’époque de la musique improvisée et avions amené avec nous un ordinateur et nos instruments afin de nous sentir comme à la maison.  Le soir même de notre retour à Toulouse, où nous habitions à l’époque, nous avons débarqué dans une fête où manquait un groupe… Ni une, ni deux, Derinëgolem est né sur la base du récit de notre séjour à Golem !

Vous habitez aujourd’hui sur Sète, une connexion avec Golem ?

Derinëgolem : Peut-être que ce voyage a créé un besoin d’horizon, c’est ce qu’on retrouve sur le rivage de la Méditerranée. Par contre, les deux villes n’ont pas grand-chose à voir, hormis peut-être une certaine proximité au niveau humain. Golem est une station balnéaire en très fort développement. L’anarchie y règne en maître à la fois au niveau de l’architecture et de la vie (du moins, il y a 4 ans en arrière).

Comment décririez-vous votre musique ?

Derinëgolem : Lors de notre séjour en Albanie, nous avons pu explorer et nous laisser pénétrer par la musique albanaise et plus particulièrement par deux courants : le « aheng », musique de fête et de célébration (mariages par exemple) et le « tallava », mélange de musiques albanaises et des pays voisins, plus proche de la pop-folk. C’est sur cette base que nous composons afin d’aller vers la fête et la transe.

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Une anecdote à partager ?

Derinëgolem : A Golem, nous habitions au-dessus d’un restaurant où se produisait chaque semaine une artiste archi-connue de l’époque communiste. Nous avons fini par descendre la voir en « vrai » après avoir bien entendu son répertoire…

Nous n’avons pas été déçus en assistant à une fête mémorable dans la pure tradition albanaise et de fête et de partage. Le patron a par exemple fait une spirale de feu au sol et nous expliquant que c’était ça le aheng ! C’est ce type d’énergie que nous souhaitons retrouver sur scène.

Pour en savoir plus sur Derinëgolem et écouter leur musique c’est par là. Vous pouvez également les voir jouer le 18 janvier à Montpellier pour l’ouverture de Tropisme et les soutenir à Toulouse le 25 janvier au Metronum pour les INOUIS du printemps de Bourges.

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