WHEOBE et Last Train à Paloma (Nimes, 30), 07.02

7 min de lecture

Grosse soirée à Paloma avec le retour de Last Train qui passe pour la première fois dans la grande salle. Une reconnaissance à la hauteur de l’aura grandissante de ce groupe qui s’est formé à l’adolescence. La salle est comble et l’ambiance électrique pour notre première date de l’année à Paloma.

Un signe qui ne trompe pas, il y a plus de photographes que d’habitude devant la scène de Paloma ce soir. Le public est lui aussi présent en masse assez tôt, histoire de ne rien louper de la soirée.

Et c’est un quatuor jurassien déchainé qui ouvre le bal. WHEOBE est un groupe dont les membres se sont rencontrés au lycée où ils ont fourbi leurs premières armes dans le cadre d’un atelier musique. Leurs inspirations sont très vastes et il leur aura fallu du temps avant de trouver la recette qui offre la parfaite synthèse de tous ces univers.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils proposent un univers atypique. Atypique dans le sens où bien que l’on se projette dans des univers connus tels que Radiohead, Muse voire Sigur Ros, on se laisse surprendre l’énergie hors du commun déployée par ses membres. Mention spéciale à son chanteur, Swann, dont la puissance vocale n’a d’égale que ses chorégraphies déchainées.

Le quatuor sort son premier album A strained Ocean le 3 avril prochain. Un groupe à suivre !

La salle a été bien chauffée par les jurassiens et c’est en star que se présente Last Train dans la grande salle. C’est d’ailleurs avec malice qu’ils expliquent qu’après avoir joué deux fois dans le club, il n’imaginaient remplir un jour la grande salle.

Car ce soir, c’est bien devant une salle comble que Last Train va dérouler son set. Quatorze titres pour un set engagé et puissant dont Paloma se souviendra.

Si le groupe alsacien est loin d’être inconnu (déjà 2 EP et 4 albums depuis 2015), on peut dire qu’il commence à prendre une certaine envergure depuis quelques mois. Nous avons vu Last Train à plusieurs reprises ces dernières années et avons toujours été emballés par l’énergie déployée par ce groupe qui s’est construit sur les bancs du collège.

Et c’est avec Disappointed que Last Train ouvre le bal. Guitares aux riffs acérés, batterie lourde, on entre dans le vif du sujet pour le plus grand plaisir de la salle, chauffée à blanc. Quel plaisir de retrouver ce groupe qui cultive sa culture indé jusqu’au bout des cordes.

L’envie d’en découdre est là, bien présente.

Last train a sorti son dernier album III l’an dernier. Il sera bien évidemment au centre de leur set mais avec seulement cinq morceaux mis en avant. Il faut dire que le groupe commence à avoir un paquet de titres à jouer, de quoi lui offrir pas mal de possibilités sur scène. Parmi les morceaux de III, nous aurons le plaisir de retrouver The Plan, One by One, Revenge et This is me Tyring. Une énergie post punk matinée de métal qui donne envie de lâcher les watts et de bondir avec eux.

Le set est partagé entre leurs trois principaux albums, Weathering, The Big Picture et III (si l’on met de côté Original Motion Picture Soundtrack). C’est donc sans surprise que l’on retrouve des morceaux plus anciens comme Golden songs ou Fire.

Comme dans chaque concert de Last Train, Jean-Noël Sherrer vient à la rencontre du public en lui grimpant dessus jusqu’à s’y tenir debout avec sa guitare avant de se laisser tomber sur les bras tendus autour de lui. Un moment attendu qui se poursuit par un temps beaucoup plus calme où nous le retrouvons sel derrière son piano pour une interprétation dépouillée du titre The idea of Someone. C’est beau et sobre.

Le set touche tranquillement à la fin après un solo de batterie d’Antoine Baschung et l’enchainement de Revenge et This is me Trying qui file des frissons.

Le public est loin d’être rassasié et attend avec envie le rappel.

Dans la salle sombre, un rythme à deux temps vient de démarrer. Tel un pouls cardiaque, cette entrée en matière annonce un de mes titres préférés de leur dernier album, Home. La voix chuchotée tel un mantra entrecoupée de violentes coupures de rythme et d’une montée en puissance hallucinante font de ce morceau un moment à part qui électrise tout le corps.

Le concert se termine sur Way Out et l’incontournable The Big Picture issu de l’album éponyme.

Alors oui, on peut affirmer que Last Train nous a offert un concert enthousiasmant et que cela fait vraiment plaisir de voir un groupe indépendant arriver à cette reconnaissance aujourd’hui.

Crédits photos : Olivier Scher

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Article précédent

Les bons plans concerts et festivals de mars 2026

Dernières publications