Comme chaque année, impossible pour nous de ne pas assister à l’incontournable événement hivernal qui permet à la fois de faire ses emplettes de Noël et passer une bonne soirée de découverte musicale. Entre aligot et musiques électroniques, la magie était une fois de plus au rendez-vous.
Installé depuis 2013 à Sète, le festival BAZR a su imposer son format atypique dans le paysage hivernal. Concocté par les trublions d’Unaenime Collective depuis son origine, la recette de BAZR se compose d’un marché de Noël d’artisans, d’une mini fête foraine à l’ancienne, de musiques innovantes et d’une très grosse dose de bonne humeur.

Cette année, nous n’avons pu assister qu’à la soirée du samedi, loupant au passage une soirée d’anthologie la veille avec un Youssoupha qui a, semble-t-il, mis le feu au grand chai. Pas de regrets pour nous car nous avions pu assister à son excellent show à Marseille quelques semaines auparavant.
Comme l’an dernier, les conditions météo sont plutôt clémentes et nous prenons le temps de flâner au marché de Noël. Encore une belle offre cette année avec des stands variés et Radio Châtaigne en DJ set pour nous ambiancer.

Il commence à faire faim et nous jetons notre dévolu sur le projet musico-culinaire de Brico saucisse que nous avions largement validé à Victoire 2 au printemps dernier. Le concept est magique : un aligot préparé dans une bétonnière puis servi à la truelle, un ouvrier perché qui grille les saucisses avant de les projeter dans les airs et des pirouettes pour les attraper et y ajouter quelques feuilles de salade. Le tout agrémenté de bonne musique et de bouteilles de Kro. C’est bon, c’est génial et plein de bonne énergie !



Le Brico saucisse va assurer une grosse ambiance jusqu’à tard dans la nuit. En attendant de les retrouver, les choses commencent à bouger du côté du grand Chai où les premiers concerts vont commencer.
Cette année, on est en full DJ set et il est vrai que les instruments vont quand même un peu nous manquer. L’ouverture de la soirée est assurée par le duo Boutcha Bwa (Ken’zii et Koko) accompagné de son crew plutôt fourni. La scène caribéenne a explosé ces dernières années et en particulier le style bouyon/shatta qui fait remuer les fessiers de tous les clubs de la planète. Nous avions d’ailleurs pu en avoir un bel aperçu à Marseille cet automne.
C’est un véritable ouragan aux remixes à la fois percussifs et tranchants. Les sons s’enchainent à une cadence effrénée ne nous laissant pas le temps de reprendre notre souffle. Les changements de rythmes sont également souvent surprenants et brutaux. Et en définitive Il faut reconnaître que tout cet empilement amène parfois un peu de confusion dans nos oreilles.



Place ensuite à la tête d’affiche du festival, à savoir Ascendant Vierge. Il faut dire que le duo, formé de la chanteuse Mathilde Fernandez et le producteur Paul Seul a plutôt la côte chez mes jeunes collègues. J’y allais donc en mode découverte afin de découvrir le phénomène dont ils me parlaient.
Entre ambiance gothique, chant lyrique et techno hardcore, le mélange a de quoi détonner. Mais malgré mes efforts, je n’ai jamais réussi à entrer dedans. Pourtant, l’ambiance du Chai qui peut évoquer une sorte de cathédrale post-industrielle aurait pu offrir au groupe un écrin adapté à leur set-up brut et dépouillé. Mais je pense que je n’étais pas préparé à me retrouver en mode teuf aussi tôt dans la soirée. Le rendez-vous est donc manqué pour moi mais à priori pas pour les fans qui avaient l’air de bien s’ambiancer dans le public.

Finalement, au bout d’un moment nous préférons nous rabattre sur le dancing où Cosmic Banana à pris les rênes de la soirée pour une proposition plus house et groovy qui nous repose un peu le palpitant. Figure locale, le duo sait comment s’y prendre pour nous faire danser dans la chaleur de la nuit. Ils viennent fêter leur premier anniversaire au Rockstore le 6 février prochain, l’occasion de venir explorer le cosmos avec eux.


Pour nous la soirée va s’arrêter là, pas assez motivés pour poursuivre au Chai avec Grav et Evil Grimace. Nous laisserons donc la piste de dance aux clubbers plus affûtés que nous en cette belle nuit sétoise.
Il n’en reste pas moins que nous avons encore bien profité de ce festival atypique et de ce qu’il offre en termes de convivialité, rencontres et musiques atypiques. On se donne rendez-vous l’année prochaine pour un nouveau BAZR à Sète.
Crédits photos : Olivier Scher
