Avalon Bloom au Rockstore (Montpellier, 34) 31.01

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Nouvelle soirée au Rockstore, parrainée par No Transistor Production et nouvelle salle comble avec une jeunesse plus que déterminée à retourner la salle. Nous ne cachons pas notre plaisir à découvrir ce public rock motivé qui, espérons le, continuera à arpenter l’incontournable salle montpelliéraine.

Nous les avons croisés en fin d’après-midi en passant devant la salle, ce sont les marseillais de La Flemme qui ouvrent les hostilités ce soir. Le quatuor, que nous avons découvert sur scène cet été au festival Au Large, se retrouve un peu à l’étroit par rapport à l’été dernier. Et cela se ressent dans l’énergie communiquée sur scène.

Certes on retrouve cette patte garage punk caractéristique mais Jules, guitariste et chanteur, est moins démonstratif qu’au théâtre Silvain (malgré un très beau saut). Ce soir c’est Stella qui prend la lumière, sourire en coin, et voix très pop sur un titre Mer azur que nous aimons particulièrement.

L’énergie est tout de même là et c’est un plaisir de voir le public réagir sur La Fête ou Laissez-moi tranquille aux faux airs de La Femme.

J’aurais bien aimé choper un peu plus de l’énergie qui circule normalement autour de La Flemme, ce sera pour une prochaine fois. Dans tous les cas, si vous ne l’avez pas encore fait, n »hésitez pas à aller découvrir leur premier album « La Fête ».

Après cette belle entrée en matières, nous retrouvons un autre groupe provençal, LE BLEU. Formé à Toulon, ce groupe initialement composé d’Arthur et Hugo, s’est depuis bien étoffé pour former un groupe d’indie rock taillé pour la scène.

Ce qui saute aux oreilles, c’est que LE BLEU chante en français, ce qui n’est finalement pas très courant parmi tous les groupes que nous suivons. Leur musique est une sorte de mix entre BB Brunes, Indochine et Feu! Chatterton, un univers à mi chemin entre pop et rock. La base est clairement mélodique et se retrouve soutenue par une batterie dynamique qui sied parfaitement aux textes mélancoliques de LE BLEU.

A ce jour, un premier EP au compteur, « Porte 11″, sorti en 2023 mais qui semble éloigné de ce que nous avons pu entendre ce soir. Pour apprécier leur univers, le mieux est encore de découvrir leur clip Je retombe disponible depuis quelques semaines.

Il est alors temps de retrouver ceux qui ont mobilisé tous ces jeunes et qui possèdent une fan base conséquente, les montpelliérains d’Avalon Bloom. C’est d’ailleurs un de leurs membres qui est derrière la belle dynamique de No Transistor Production.

Ici ce sont les influences des années 90 qui percolent et nous avons plaisir à retrouver le son saturé des guitares qui nous évoque le belle époque de My Bloody Valentine, Ride ou Slow Dive. Il est plaisant de voir comment un jeune groupe a su ingurgiter cette époque pour en faire un son qui leur est propre. On ressent une intensité émotionnelle particulièrement marquée dans ce cocon de sons atmosphériques.

Leur dernier EP « A World Where Many Worlds Fit » est un bon résumé de l’univers d’Avalon Bloom et une écoute conseillée pour un groupe qui prend de l’ampleur et de l’assurance au fil du temps.

On retrouve également la palette artistique de ses membres dans la scénographie et cette immense écran qui se couvre de rouge en début de set, semblant nous faire basculer dans le monde à l’envers de Stranger Things. Tout ça avant de nous envoyer à la face I MISSED (AVALON BLOOM).

L’ambiance est au partage et à la fête avec l’arrivée d’Antoine (Loons), la fête d’anniversaire de Jules (batterie, également chez Neurotic Strangers) et ces pogos et slams qui vont nous régaler pendant tout le set.

Le concert atteint son paroxysme avec le titre Nanana qui se prolonge d’un envahissement généralisé de la scène, moment de joie cathartique que l’on ne vit presque plus qu’au Rockstore.

En conclusion, merci une nouvelle fois à tous ces jeunes qui sont venus soutenir des groupes locaux et faire la fête dans une soirée rock de qualité. Et merci à No Transistor Production de produire ce type d’événement qui fait du bien au monde du rock montpelliérain !

Crédits photos : Olivier Scher

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