Alizarina est un artiste originaire de Bretagne qui s’est lancé dans la musique il y a un peu plus d’une dizaine d’années : en 2026, il compte pas moins de 5 albums ainsi que 2 EP. Une discographie déjà bien riche qui compte d’ailleurs dans ses rangs un album de bande originale, « K par K », afin de mettre en musique un spectacle de la Cie Sacorde.
Amateur des musiques d’Europe de l’Est notamment, n’hésitant pas à aller piocher des influences klezmer et du jazz, Alizarina a également le don de décliner sa facette musique deux approches : la première est en mode « quartet », à la manière des groupes évoluant dans le milieu du jazz. En effet, Alizarina est de base tout seul et il a pour habitude de s’entourer de musiciens pour sa configuration live. La seconde est plutôt en mode « dj set » car Alizarina peut également décider d’introduire davantage de sonorités électroniques dans son univers.
Il n’y a qu’à regarder ses 3 derniers albums pour comprendre qu’Alizarina aime varier les plaisirs : sur « Crossroads » (2018) sorti avec Miret, c’est une envolée digitale et hybride qui s’offre à nous. Sur « Rubia harmonia » (2021), c’est un album quasi-instrumental world-jazzy qui s’est dévoilé tandis que sur « Papier » (2025), c’est une très belle collaboration avec -V- qui met beaucoup plus de voix sur la musique d’Alizarina.
Justement, sur ce « Papier » sorti en mars 2025, il y a un morceau qui ne peut laisser insensible, avec L’impatience, qui emporte tout sur son passage. En mode spoken world, la justesse est toute trouvée entre poésie, douceur et mélodie entraînante aussi ! Un morceau court mais puissant.