Live Report

This Is Not A Love Song Festival – Jour 3 : une clôture de mille couleurs (Nîmes, 30) 11.06

14 juin 2017, Photolive30

Après deux soirs de fête du côté de Paloma, le dernier rush est arrivé en ce dimanche pour l’ultime baroud d’honneur du This Is Not A Love Song Festival 2017. Même si le lundi risque bien de piquer après ces deux longues nuits de son, nous revoilà repartis pour une dernière parade.

Le constat est implacable : malgré une nouvelle journée de fournaise dans la bouillante cité nîmoise, les aficionados sont toujours présents même s’il y a moins de monde que la veille. Il fait donc toujours aussi chaud mais on trouve plus de place pour se rafraîchir. Un mal pour un bien. Un sacré bien ! L’ambiance est décontractée, les festivaliers sont bienveillants, tous les voyants sont au vert.

Notre arrivée coïncide avec le début de concert des Mofo Party Plan. Jeune groupe boosté par la pépinière Paloma, Mofo Party Plan a été croisé à de nombreuses reprises par Le Musicodrome mais c’est toujours avec un grand plaisir que nous les retrouvons. Ils assurent, comme à fois, ils arrivent à surprendre et, ça, ce n’est pas à la portée de tous. Il y a une sacrée patate sous la pédale et notre soirée commence sous de bons cieux.

Laura Sauvage est de retour ce soir, elle est toujours en pleine cagne, et le fait de l’avoir déjà croisé lors du festival nous pousse dans la gueule du loup des anglais de Slaves. Le cocktail est épicé : on y retrouve du rock, une sacrée dose de punk, le tout copieusement arrosé d’une batterie en avant scène. Le chanteur/batteur est multitâches et il est sacrément énervé, dans le bon sens du terme. Le duo va donc faire un set bien fracas, entre brutalité et distorsion. On lève le pouce !

Après un petit crochet hip hop (très) court pour Mick Jenkins, direction à présent la grande salle pour les australiens perchés de Pond. Ce groupe aux tendances rock/psyché nous a aguiché, forcément, et il promettait un voyage espéré sans retour. Si l’ambiance créée fut intéressante car elle a effectivement fait voyager, elle n’est forcément réussi à nous captiver. Ecouter l’album une première fois, tranquillement, doit peut-être aider à plonger les pieds en avant dans la mare Pond. A ré-essayer.

La suite de ce branle-bas sonore nous amène à écouter Bad Sounds. Malgré le charisme d’une huître du chanteur (si, soyons honnête !), les sonorités pop anglaise années 70 ont grandement influencé le groupe et ça s’entend. N’allez pas croire que nos comparaisons pas très sympa nous font dire n’importe quoi, Bad Sounds, on a finalement accroché et leur recette a fonctionné.

Concernant la grosse attente de la soirée, cette dernière est texane et elle se nomme The Black Angels. Finalement, nous y sommes restés qu’une bonne vingtaine de minutes. Très attendus par le public nîmois, les américains ont fait un show très carré (trop ?) et très pro (trop ?). Les gars sont de très bons musiciens mais pour un voile rock/psyché, la finesse n’a peut être pas été suffisamment poussée sur ce concert. Elle ne s’est pas manifestée de façon criarde en tout cas. Petite déception.

L’échange avec Teenage Fanclub ne sera lui aussi pas très poussé (leur pop so british a eu du mal à nous emballer) et celui avec Royal Trux a plutôt viré au Royal Tramps (chanteuse ivre morte, inutile de rester).

La fin du festival s’aperçoit lentement mais il faut d’abord passer par la case Death Grips. Un passage obligé, un peu comme celui de la banque au Monopoly. Et quelle claque ! Ils nous avaient déjà abîmé lors d’un précédent passage… ils n’ont fait que repasser avec la même force et la même puissance. Death Grips a piétiné le public du TINALS, on ne sait pas trop ce qu’ils prennent, mais on veut bien 5 kilos !

Enfin le dernier concert auquel nous aurons assisté sera celui de King Gizzard and The Lizard Wizard, dans la grande salle. Un ultime frontal psyché, bien pendu, qui nous a bien dérouté…

Avec une organisation toujours aussi un top et une programmation toujours aussi riche, cette édition 2017 du This Is Not A Love Song Festival nous a conquis. Comme chaque année ! Un festival inratable pour tous les amateurs du rock et de ses déclinaisons avides de nouveautés et surtout curieux. Nous voilà parti avec une sacrée panoplie de nouveaux groupes à écouter jusqu’à l’édition de 2018.

Les galeries photos complètes de chacun des soirs seront par ailleurs diffusées au cours des prochaines semaines.

Crédits photos : Photolive30

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