Live Report

Soirée de lancement du clip de Los Guayabo Brothers à la Sainte Dynamo (Toulouse, 31) 26.10

2 novembre 2018, Lucie Béline

C’était vendredi soir, la semaine dans les pattes il fallait encore pédaler sous la pluie… C’eut été tentant de s’enrouler en boule sous la couette et laisser ses panards au chauds mais c’était sans compter sur la Guyabo fiesta à la Sainte Dynamo pour se réchauffer le gosier et les idées moroses !

Les Guayabo Brothers qu’on ne présente plus, nous avaient concocté une méga pochette surprise pour le lancement de leur dernier clip El borracho ; de nouveaux membres à l’équipage, des invités mystères, une danseuse ébouriffante et des morceaux inédits pour se serrer les coudes et transpirer en cadence…

Le plongeon est immédiat. À peine passé l’entrée, le public est déjà happé par le paysage visuel hypnotique et psychédélique des projections de VJ Pantera. Les manteaux ont un peu hésité avant de tomber… mais pas bien longtemps et aux premières éclaboussures sonores, la timidité s’est dissoute dans les verres et les déhanchés. Il y avait du monde au balcon, la famille, des curieux.ses et de nombreux badauds venus glaner un peu d’été, des rumeurs de voyage, et économiser du chauffage. Sous le regard d’une vierge amusée (cf photo), Les Guyabo brothers nous ont offert une sacrée orgie musicale, à laquelle une toute nouvelle section de vents est venue ajouter son grain de sel déluré.

En introduction les « déjà » classiques de la ¡Pachanga Mohánica! ont fait vibrer la chapelle ; Lluvia comme clin d’oeil à la météo, El mohàn et son duo de flûtes pré-colombiennes ou encore Triste tierra mia qui séduit toujours la salle à l’unanimité.  Quand le charme du live impose un break pour quelques réglages acoustiques ; Arnulfo improvise le célèbre chant colombien La piragua et embarque définitivement le chœur du public. Le tapis rouge est déroulé pour El Francer : avant première de l’album 2019, où il s’aventure en français pour évoquer leur statut d’immigrés avec humour et lucidité.

Ce ne sont plus les manteaux qui tombent quand survient le clou du spectacle, le clip tant attendu El Borracho! Nos cowboys fringants titubants dans la Belle rose conquièrent bravement les rires du public à dos de cheveaux imaginaires. Un western tropical, absurde et décalé qui en régale plus d’un !

Les dernières images sont un peu floues ; la fatigue évanouie dans les pieds et quelques paillettes éparses en souvenirs. Il ne pleuvait plus et galopant sur nos vélos, nous sommes rentrés en zigzag, sifflotants sous un filet de lune enivrée.

Encore une fois, merci Les Guayabo pour ce tableau festif et coloré !

Crédits photos : Julian Roberto Onoro

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