Chronique

Jane’s Death « A story of love » (2021)

10 juin 2021, OlivierS
chronique jane's death a story of love
Temps de lecture : 2’00

Les marseillais n’en finissent pas de nous surprendre. Pour preuve le premier album de Jane’s death et son rock planant qui nous offre une histoire d’amour qui ne fait que commencer.

Formé en 2017 par Lucas Martinez (Dissonant Nation) et Luka Bertolino, Jane’s death nous offre une épopée pop-rock et psychédélique avec son album « A story of love ». L’album est inspiré d’une photo de Marc Riboud, la jeune fille à la fleur. Une photo iconique prise en 1967 aux États-Unis lors d’une manifestation pacifiste contre la guerre du Vietnam. Au centre de la photo, face à une rangée de baïonnettes, Jane Rose Kasmir , une lycéenne de 17 ans avec une fleur comme seule arme. Ce fort symbole pacifiste fera le tour du monde et deviendra une image de la paix.

La jeune fille à la fleur – @ Marc Riboud – 1967

L’histoire aurait pu en rester là mais à la mort du photographe en 2016, Jane Rose Kasmir apprend un peu par hasard qu’elle avait inspiré un groupe de rock en France. Elle entre alors en contact avec les musiciens et après plusieurs échanges au-dessus de l’Atlantique, propose un poème au groupe qu’elle déclame sur le titre éponyme A story of love.

L’album ne se résume cependant pas à cette belle et touchante histoire. Car l’ensemble se déguste du début à la fin avec beaucoup de plaisir. Il est difficile de ne pas se laisser emporter dans cette histoire découpée en 13 chapitres. Nous nous laissons embarquer dès le premier titre Information off qui plante le décor avec son rythme entêtant. On se sent pris par une certaine nostalgie avec le titre Island et sa folk éthérée qui fait surgir plein de souvenirs en nous. La tension s’installe avec Someone special et ses guitares cold-wave hypnotiques. Les orchestrations et les arrangements des titres sont pointus et nous embarquent sur tous les titres. Un titre comme Despite the Odds nous donne envie de le recevoir avec toute sa puissance devant la scène. Et puis il y a des titres comme Milky way ou Paris Fallin qui risquent de ne plus sortir de votre tête après l’écoute. C’est un album de très grande qualité que nous propose Jane’s death, le type de galette qu’on écoute d’une traite en se laissant porter par la musique et la voix habitée de Lucas Martinez.

Et puis comment ne pas parler des autres membres du groupe Paul Camau (TWO), Mahieu Aimon (Quetzal Snakes) et Marine Sahakian (The Parade) qui permettent à ce projet d’exister dans toutes ses dimensions.

Et un album aussi réussi s’accompagne forcément d’une pochette qui se remarque. Et on se doit de saluer le travail réalisé par Elzo Durt dans un style bien psychédélique.

Pour en savoir plus :

Album disponible le 11 juin, autoproduit.

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