Live Report

Check in Party, première édition à Guéret (23) 21-23.08

2 septembre 2019, OlivierS
Temps de lecture : 4’00

Un aérodrome pour décor… et la première édition de Check-in Party à Guéret (23) a rencontré un franc succès.

Cette fin d’été était marquée par un week-end très chargé où se dérouleraient à distance deux gros festivals, le Cabaret vert et Rock en Seine. C’était sans compter sur un nouveau venu, le Check-in party, qui se déroulait dans la Creuse au même moment… N’ayant peur de rien, nous nous sommes déguisés en festivalier pour assister à cette première édition loin des terres sudistes.

Après environ 500 km de route depuis Montpellier, nous voilà arrivés sur l’aérodrome de Guéret – Saint-Laurent. Premier constant, le festival est super bien indiqué et l’accès simplissime. Deuxième constat, nous n’avons jamais vu autant de gendarmes autour d’un lieu de festival, surtout que nous sommes en rase campagne…

Après l’installation au camping (pas celui du festival, plus l’âge pour ça), nous voilà devant le site où l’entrée se fait rapidement pour les personnes équipées d’un pass 3 jours (très bon point). Personnel de sécurité sympa, bénévoles aussi, bonne première impression.

Check-in party, une fois l’entrée passée

Ensuite, un tour rapide sur le site nous permet de constater que si l’offre classique de boisson est bien présente (Kro et compagnie à des tarifs super raisonnables, demi à 2,50 €), un bar de bières et vins locaux est également dispo. Ceci est un super bon point, nous ne nous ravitaillerons qu’à ce bar du coup. Tout autour l’offre de nourriture est aussi variée et locale. Enfin, 3 scènes sont installées sur un site où l’on circule très facilement.

Une première soirée très féminine

Pas le temps de trop s’attarder, histoire de profiter du concert du Prince Miiaou qui ouvre le festival. Le set est cool, bien électro et plaisant. C’est la jeune Julia Jacklin qui enchaine avec une folk très agréable, bien adaptée à ce moment de la journée. Clara Luciani arrive ensuite sur scène devant un public qui commence à bien grossir devant la grande scène, la seule utilisée pour ce premier soir. On préfère finalement son concert vu à Sète en juin pour la plus grand proximité et chaleur qu’il offrait. Après la dégustation d’un « chausson creusois », c’est LE grand moment de la soirée avec la très attendue Patti Smith sur scène. Le monde et l’âge du public indiquent clairement que les gens sont venus pour elle. Et oui, c’est chouette de l’entendre chanter People have the power ou autre Because the night ou dire plein de méchancetés sur Donald Trump en serrant le poing. C’est Jeanne Added qui clôt cette soirée avec l’énergie dont elle a le secret et une scène suffisamment large pour qu’elle puisse courir dans tous les sens. Super show pour une super conclusion de soirée.

Pas d’images pour cette première soirée mais un peu de Patti Smith !

Deuxième journée et premières claques

Autant les journées sont très chaudes en cette fin d’été en Creuse, autant les soirée y sont très froides… Retour sur le tarmac de Guéret pour attaquer tranquillement avec Namdose (fusion de Ropoporose et BRNS) qui joue au centre du public. Peu de titres entendus avant de filer écouter Puts Marie. Ce groupe suisse possède vraiment un truc qui accroche, ne serait-ce que par l’attitude lunaire de son leader. En tout cas, ça marche, c’est incarné et on recommande l’écoute de leur dernier album.

C’est Slaves qui enchaine dans un style très débridé. Ce duo de punk anglais assure le show sans plus (heure précoce pour ce genre de zik). D’ailleurs l’autre duo qui enchaine, The Inspector Cluzo, en profite pour tacler les anglais en expliquant que si on veut chanter comme eux il faut boire de la bière toute la journée alors que pour faire de la vraie musique, faut se mettre à l’Armagnac ! Les deux agriculteurs rockeurs assurent le show et finissent comme à leur habitude en jetant les différents éléments de la batterie en bas de la scène (assez haute pour le coup).

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Après une pause et un survol des excellents Lysistrata, nous profitons de la venue de Gogol Bordello pour observer le phénomène. Nous sommes finalement que peu convaincu par le personnage même si le mix rock balkanique reste efficace. Heureusement la Colonie de Vacances est là pour nous emporter. Voir jouer ces quatre groupes ensemble est à chaque fois une sacrée expérience même si nous n’avons pas atteint en intensité ce que nous avions vécu au Bikini à Toulouse il y a deux ans. Mais tout est question de public car le lieu était tout désigné. Pas le temps de se remettre que The Psychotic Monks est sur scène pour un concert à la fois sombre et puissant. Un vrai régal. Foals enchaine sur la grande scène devant un public conquis et un set irréprochable. Peut-être trop propre et carré ? En tout cas, ça fonctionne. Cela dit, l’occasion est trop belle pour filer devant la petit scène pour assister au concert louper à Tinals dont tout le monde parlait : It It Anita. Et en effet, ça envoie du lourd. Le batteur finit son set au milieu du public après avoir transporté tout son matos. Pas le temps de respirer que Paula Temple prend les commandes pour un set électro très décevant et sans finesse. Dommage. La fin de soirée est rattrapée par l’excellent duo féminin Oktober lieber qui offre une fin de nuit électro topissime. Elles jouent pour le festival Tropisme fin septembre à Montpellier, à ne pas louper…!

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Une troisième journée intense

Accoutumés au chaud/froid et à l’infernale poussière du site, nous voilà d’attanque pour cette journée. Nous l’attaquons avec les américains de Bodega. C’est un peu un Arcade fire en plus punk. Pas désagréable du tout en cette fin d’après-midi et une bonne bière creusoise à la main. Sur la grande scène, c’est Altin gün qui s’avance pour un concert plein et peut-être un peu mou alors que la musique proposée est vraiment intéressante. En tout cas, cela fait plaisir de les découvrir sur scène, sacré potentiel. Nous découvrons ensuite Deerhunter qui est bien en forme et qui n’hésitera pas à interpeller plusieurs fois John Dwyer qui fait de bruyantes balances avec Oh Sees juste à côté. Ayant déjà vu ces furieux à l’oeuvre, nous décidons d’aller nous poser autour du projet électro planant de Jacco Gardner du côté de la petite scène (où nous profitons un peu du concert de Oh Sees en même temps vu la puissance du jeu).

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Pendant que la Colonie de Vacances assure son deuxième concert, nous restons profiter de Flavien Berger. Contrairement à son concert au Rockstore il y a quelques mois, il apparait super détendu et assure un concert à la fois décousu et inspiré. Un très bon moment. C’est Balthazar qui concentre ensuite la majeure partie du public. Les belges assurent le show devant des connaisseurs contents d’être là. Si The Blaze prend ensuite le pouvoir, nous filons vers la petit scène pour ne pas louper le phénomène anglais Black midi. Ils sont jeunes et franchement inspirés. Il y a indéniablement un truc qui se passe avec eux que ce soit musicalement ou par leur présence scénique. A suivre… Nous profitons ensuite de la fin du show hyper propre de The Blaze pour nous prendre la grosse patate de la soirée avec le nouveau projet d’Etienne de Crecy. Intitulé Space Echo, l’installation lumineuse accompagne merveilleusement la musique pour un show hypnotique et complètement fou. Le public en redemande et chose rare, Etienne de Crecy assure un rappel non prévu manifestement. Nous finissons la soirée la folle imagination électronique de Ouai Stéphane qui conclut un festival de haut vol !

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En conclusion…

Cette première édition avait tout pour plaire sur le papier et c’est ce qui s’est passé sur le terrain. On ne peut que saluer la réussite de cette première édition tant sur l’organisation irréprochable, sur les bénévoles super sympas, la sécurité discrète, les produits du terroir bienvenus et le temps parfait. Près de 14000 festivaliers ont répondu à l’appel et ceci devrait se poursuivre par la suite.

Il y a bien deux trucs que nous avons moins apprécié : la présence policière un peu démesurée (contrôle à tous les ronds-points avec contrôle salivaire etou d’alcoolémie à n’importe quel moment de la journée) et l’absence d’ombre (faut vraiment bosser ce point car c’était un peu dur en fin d’après-midi, même pour les sudistes !).

Bravo et à la prochaine édition certainement !

CHECK-IN PARTY : Il fait chaud

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CHECK-IN PARTY : Il fait chaud

Crédits photos : Olivier Scher

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