Live Report

Batlik à la Menuiserie : deux soirs sold out ! (Paris, 75) 04.06

5 juin 2016, Daffy

En voilà un titre qui ferait tache dans la biographie de Batlik ! Au moment où nous avions pris nos places, on nous l’avait annoncé : « Le vendredi est complet, le samedi, il reste deux places. » -« Parfait. Deux pour le samedi du coup ! ». La Menuiserie avait sorti pour l’occasion la configuration des grands soirs : les coulisses étaient investies de bancs pour que tout le monde puisse rentrer, et tant pis pour l’artiste !

Nous y voilà, c’est notre première fois. Batlik entre sur scène, six guitares l’y attendent. 6 ? Non, en fait 5 parce qu’il entre avec la sixième déjà en bandoulière. Guitares ? Non parce qu’en fait l’instrument qu’il porte n’en est peut-être pas une. 4 cordes. Une basse ? Pas sûr, nous n’en avions jamais vu de telle avant. On l’appellera la guibasse, à mi-chemin entre la basse « conventionnelle » et la guitare. Ce sera son instrument préféré tout au long du concert et dieu qu’il s’en sert bien !

Les Transitoires, premier morceau, et la salle en reste scotchée. Nous compris. Du scotch d’ailleurs, c’est peut-être ce que contient le petit verre auquel Batlik s’abreuve par petites goulées régulièrement. Mais vu la couleur, il a dû y mélanger un jaune d’oeuf, ou alors c’est un japonais rare ? Ou un rhum arrangé dont la Menuiz’ a le secret ?

« La ponctualité du malheur est la même ici qu’ailleurs« . Non, ce titre ne ressemble à rien de connu de nos services… Un titre qui nous échappe, ou un indice délivré ce soir du contenu du prochain album (ndlr qui sort le 7 octobre prochain !) ?

L’artiste apostrophe son public et fait mouche avec cynisme : « Hmm. Excusez-moi… Vous, oui vous. Euuh… Vous allez rester debout tout le concert ? Oui ? Ah. Bon. Eeet… Eet hmmm… Et vous allez filmer tout le concert ? Ah ? Non ? Mais ? Mais vous allez boire tout le concert. Bien. La suivante est un témoignage. C’est le témoignage de quelqu’un qui a vu une scène. Il y avait beaucoup de monde mais il prétend être le seul à l’avoir vue, et la raison qu’il invoque pour se justifier est qu’il est le seul à ne pas l’avoir filmée. Il a donc vu l’image, et non pas une image d’une image. Bref. La suivante est un témoignage. » Titre phare du dernier album studio (ok ce n’est que moi qui le dit !), Généalogie résonne, plein de peps. Configuration assise oblige, le public ne peut faire mieux qu’osciller, mais il le fait du mieux qu’il peut, en rythme.

BATLIK

Crédit photo : Le moulin de Brainans

« Hier, un spectateur vient me voir à la fin. Et bon, je dois dire que je m’étais planté à un moment du concert. Et lui me… Le fait remarquer. Et d’ajouter, comme pour se rattraper : « Mais bon, c’est la griffe ! ». Alors là je… Beeh je ne savais pas quoi lui répondre ! J’aurais compris qu’on me dise que ma griffe, c’est ma voix feutrée… Mon style à la guitare, mon jeu… Mais non, d’après ce monsieur, Batlik, c’est le vide. Et puis je ne peux pas lui en vouloir parce qu’il l’a dit avec beaucoup de simplicité et d’honnêteté. Il était sincère. Mais le vide c’est comme le feu, on ne peut pas y rester longtemps ! » Alors Le Poids du Superflu. Un changement de tonalité de la guibasse (ou était-ce une guitare ? On pourrait l’appeler la griffe, ce fameux instrument, maintenant que l’histoire est déballée…) et Les Grandes Plaines. Tuons le vide.

Pour la blague suivante et sentant le flop, Batlik nous avait prévenus. Ainsi fût ri, à propos de « La religion d’ceux qui n’en ont pas« . S’ensuivit une très belle interprétation du titre : Les Persuadés.

Introductions par une voix off, petit tic tic tic ting du métronome, c’est Désir de Vengeance, croustillante de décadence. 2 titres encore, puis Paradis (disponible en ligne en avant-première, titre qui figurera sur le prochain album !) et c’est le clap de fin. Avis aux amateurs tout de même : Batlik vendra sa maison à celui qui n’en coupera pas les fleurs…

Et puis le public. « Non » : plusieurs groupes de revendicatifs organisés avaient décidé de méthodiquement se ruiner les mains, et le cas échéant la scène, si l’artiste n’y remontait pas illico. Face à une telle déferlante, le retour sur scène de Batlik était inévitable, et puis nous avions bien remarqué que l’une des guitare délicatement posée sur son pied… N’avait pas bougé du concert ! Pas manqué, la guitare avec le cache-rosace est la première dont il se saisi en remontant ! Une chanson d’amour, vraisemblablement encore de l’album prévu en Octobre ? « C’est en bon propriétaire que j’arpentais ses terres… Minaisons nerveuses« …

Enfin, Batlik remercie la menuiserie pour son Hospitalité, en jouant son titre du même nom… Révérence de face, révérence de côté… Personne n’a été oublié, merci, et à bientôt Batlik ! Et rendez-vous en Novembre au studio l’ermitage pour ceux qui l’ont raté et ceux qui voudraient recommencer !

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