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Asian Dub Foundation revient sous les ondes

4 mars 2020, Aiollywood
can't pay won't pay asian dub foundation 2020
Temps de lecture : 1’45

Ils agitent les radars depuis pratiquement 30 ans sans jamais se lasser : les Asian Dub Foundation ont toujours eu une réputation de touche à tout, entre leurs amours pour les musiques traditionnelles et leurs penchants vers l’univers digital. Cinq ans après le discutable « More signal, more noise », le crew revient avec de nouveaux messages à porter.

Comme un symbole, Asian Dub Foundation a choisi la date du Brexit pour dévoiler le tout premier extrait de son nouvel album baptisé « Access denied ». Si cette appellation est forcément révélatrice d’un mal être qui traverse bien plus de personnes qu’on ne le croit, Asian Dub Foundation compte bien profiter de son nouveau disque pour rappeler haut et fort les dérives du dictat du capitalisme et du néo-libéralisme. Une position que le groupe a toujours clamé au-delà de son métissage des genres dans sa musique.

D’ailleurs, ce ne sont pas les textes du premier single dévoilé qui viendront prouver le contraire avec Can’t pay, won’t pay. Derrière le nouveau combo Ghetto Priest/Aktarvata au chant qui sévit ensemble depuis « Punkara » (2008), on reconnait bien la griffe musicale du groupe : un échange de joutes verbales rend la pareille à un trio plutôt rock, un ensemble « batterie/basse/guitare ». S’inscrivant dans des mouvances rock plutôt que punk, Asian Dub Foundation propose ainsi un premier extrait qui s’inscrit nettement dans les sonorités de l’opus précédent. A l’image de ce fameux « More signal, more noise », on y retrouve bien les apports de Nathan Lee dans l’équipage avec l’incorporation de la flûte, pour rappeler l’Orient, ainsi que le beatbox.

Dans tous les cas, il n’y a pas de réel retour aux sources du dub dans cette compo comme annoncé, ni de réelle révolution dans un univers bien spécifique qu’ils ont réussi à créer… Toutefois, il est bien évident qu’il faut attendre une écoute complète de l’album avant de s’en faire une idée plus précise. Une affaire à suivre qui finalement attendra un peu : d’abord prévue pour le 24 avril prochain, la sortie de « Access denied » est finalement repoussée au 18 septembre 2020 en raison de l’épidémie du Coronavirus (toujours chez X-Ray Productions).

Toutefois, histoire de rester dans le jus, le groupe en a profité pour dévoiler un second extrait, Stealing the future. Ici, pas de doute, Asian Dub Foundation repart dans le passé par ses sonorités musicales, en alliant drum’n’bass et guitares enragées, pour cracher sa colère sur la déshumanisation du monde. De l’hybride comme on l’aime !

Il sera aussi intéressant de prendre la température en live de cette nouvelle création. Plusieurs passages en France sont en train d’être programmés. Certains, en raison du confinement décidé, sont (ou ont été) annulés comme à Guyancourt (78) le 25 mars avec Sayag Jazz Machine, le 26 mars à Savigny-le-Temple (77), le 27 mars au festival Electrochoc de Bourgoin-Jallieu (38), le 28 mars à Annemasse (74) avec Brain Damage et The Dubalist. Pour les dates, à ce jour, maintenues, il faut attendre le 27 juin à Saint-Paterne-Racon (37) au festival des Kampagn’arts (avec The Bloody Beetroots, Rakoon, Celkilt, MB14), le 4 juillet prochain à Autrans (38) au Vercors Music Festival (avec Technobrass), le 31 juillet à Frangy (74) au Nomade Reggae Festival (avec Danakil, Steel Pulse) ou encore le 2 octobre au festival Electrochoc (annulé en mars).

Article modifié le 30 mars 2020.

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