Live Report

Anna Calvi à Paloma (Nimes, 30) 25.01

6 février 2019, Nouns

Malgré la hype autour d’Anna Calvi, Paloma avait configuré la grande salle avec des gradins occupant la moitié de l’espace. A croire que le retour du phénomène rock Anna Calvi, après 5 ans d’absence n’avait pas franchit les sept collines Nîmoises. Pourtant, c’était une performance hors du commun à laquelle nous allions assister. Les chanceux présents ce soir allaient se délecter d’un show à la fois sobre et démentiel.

Roland Moog

Un Dj set de Roland Moog lançait cette soirée. Non, ce n’était pas une soirée « Faites entrer l’accusé» qui nous attendait, malgré l’emprunt de son nom de scène au célèbre projectionniste-tueur du cinéma de Strasbourg en 1995. Passé l’hommage, Le set proposé par l’artiste alterne morceaux électro pop et morceaux plus étranges,voire surnaturels avec notamment « Un Bon Vigile » de Ventre de Biche, belle découverte. Cette première partie, assez déroutante, avec des choix pointus, semble cependant peut être un brin décalée par rapport à l’artiste programmée en tête d’affiche.

Anna Calvi

La voix céleste d’Anna Calvi envoûte les spectateurs dès les premières notes, le rock glamour et vaporeux s’empare rapidement de la salle avec le titre Hunter. La londonienne poursuit avec Indies or paradise en susurrant sensuellement les paroles. Sur ce titre et le suivant As a man, elle passe en mode guitar-héro et nous offre des solos de guitare d’anthologie. Toute sa sensualité, sa dualité, et son féminisme s’exprime sur ce titre, évoquant les questions du genre, fil rouge de son album. Le climax est atteint sur Wish où elle enchaîne à nouveau un solo, cette fois à genoux, micro dans une main, et jouant de la guitare de l’autre. Anna Calvi c’est souvent, dans la même chanson, une sensation de douceur puis d’intensité extrême, viscérale, une sorte de lente montée jusqu’à l’extase.

Durant la suite du concert, la chanteuse anglaise se propose plus sombre, et plus intime, parfois uniquement en guitare-voix comme sur Away. Le retour à un rock plus intense ne se fait pas attendre, notamment avec le single Don’t beat the girls -montrant toutes son amplitude et sa profondeur vocale- et avec le titre Alpha très noisy sur scène.

Le rappel nous emporte 40 ans en arrière, avec un cover du groupe electro-punk Suicide, de presque 10 minutes, assez époustouflant. Anna Calvi clos ce concert épique et émotionnellement  éprouvant en malmenant au sol une dernière fois sa guitare pour notre plus grand plaisir.

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