Live Report

Acorps de Rue, sous l’orage, ravit le Pont du Gard (30) 31.07

6 août 2015, Aiollywood

L’été, le Pont du Gard ne fait pas qu’attirer des touristes des quatre coins du globe la journée, il propose aussi ses fameuses soirées guinguettes. Accompagnées des airs d’accordéon, entourées par la garrigue et une chaleur étouffante, les nuits endossent leur habit de lumière. Ce fut l’occasion pour nous d’y goûter, un brin soucieux, et surtout de découvrir un groupe méconnu dans nos contrées du sud mais qui mérite que l’on y prête attention. Acorps de Rue nous a donné rendez-vous, à nous d’y répondre…

Il n’est pas tombé une goutte d’eau depuis plus d’un mois et demi, elle est espérée par nombreux d’entre-nous pour x raisons, mais on croise les doigts pour que nos amis de la météo se trompent : ce serait un comble pour nous mais aussi pour Acorps de Rue que la soirée s’arrête brusquement à cause d’un orage. L’avarice de la pluie, décidé par Mr météo, couplée à l’avarice de dates dans le Sud de nos nancéens du soir, donnent un cachet inédit à cette soirée. Il va de soi que nous plaisantons pour Acorps de Rue, nous aimerions juste les voir un peu plus souvent en Cévennes ou ailleurs.

En tous cas, la soirée guinguette de ce vendredi 31 juillet démarre dans les meilleures conditions possibles : installés sur les grosses pierres de la rive droite du toujours aussi beau site du Pont-du-Gard, on ne peut que reconnaître que le cadre est idyllique. D’autant plus qu’enfin (!), la scène des artistes est située devant le pont, permettant au public de se délecter de cette beauté architecturale durant tout le concert (il faudrait donc aller le souffler aux organisateurs de Lives au Pont). Le soleil est éclatant malgré les nuages remontant de la mer tandis que la température reste fidèle à ce coeur d’été. Équipés avec de quoi boire et manger, les spectateurs attendent sagement le début de concert. Ce dernier va être donné tambours battants par le duo qui va nous accompagner toute la soirée, Fabrice et Damien, qui va de temps à autres se transformer en trio avec un invité surprise à la basse.

AC1

Même si le public est en très grande partie constitué de touristes et de familles de passage, la recette d’Acorps de Rue fonctionne. Ne cherchez pas à corréler ou faire des formules mathématiques complexes pour le justifier leur enthousiasme :  oui, le public reste fixé sur la terrasse de la guinguette et a délibérément choisi de déserter la piste de danse, mais les têtes bougent et les sourires fleurissent. Car le duo donne le la et surtout le rythme en voyageant à travers ses différents albums (« Paroles d’ami », 2012, « Sans rancune », 2010 et « Dans un élan », 2008). Multi-instrumentistes, les deux compagnons de route enchaînent les instruments et les sonorités, valsant avec les mots et les histoires de la vie. Au détours d’une note, il n’est pas rare de voir Damien sur la piste, jouant au chat et à la souris avec les gosses tout en s’amusant de l’accordéon.

Impulsé par ce dernier, entraîné par la guitare acoustique puis dompté par l’harmonica, Acorps de Rue fait mouche. Injectant quelques reprises dans son répertoire afin de capter davantage son auditoire, la foule devient de plus en plus réceptive. Ballades de la nuit ou histoires de comptoir, le duo chante en choeur et commence à faire remuer les orteils des présents. Presque Un choix de vie et compagnie, mais peu importe…

Tout basculera finalement à la pause, après 1h30 de concert. Le ciel semble avoir entendu les provocations lancées par Acorps de Rue. Titillées par les joutes des nancéens, les premières gouttes s’invitent à la fête. Des gouttes à une pluie fine, l’effet a été sans précédent : revitalisée par ce gain de fraîcheur, la soirée s’est subitement emballée ! La piste de danse, envahie par le public, devint un immense terrain de jeu où toutes les générations se prêtèrent à la danse. Groupe et public, sous la pluie, ne formèrent plus qu’un ! Au fur et à mesure que l’intensité pluvio augmentait, Acorps de Rue repartait plus fort… toujours suivi avec enthousiasme par le public.

AC3

Malheureusement en été dans le Sud de la France, la pluie s’accompagne principalement de l’orage et tous ses petits copains. Les bourrasques ont commencé à souffler, le matos à prendre l’eau. La pluie a laissé place à un véritable déluge, localisé, ne garantissant plus la sécurité des artistes et du public pour pousser encore la chansonnette. Tentent de protéger le matériel avec les moyens du bord, ce fut finalement peine perdue…

Dommage, car la soirée devenait de plus en plus agitée. Une belle découverte pour ceux qui étaient passés à côté du groupe, une confirmation pour nous qui, depuis longtemps, attendions de voir Acorps de Rue par chez nous.

Crédits photos : D.L.

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